Le Prix Lumière
Gérard Depardieu
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Le Prix Lumière récompense une personnalité du cinéma pour l’ensemble de son oeuvre et pour le lien qu’il entretient avec l’histoire du cinéma. Il a été lancé à l’occasion de la première édition du festival Lumière et attribué à Clint Eastwood en 2009 et à Milos Forman en 2010.
Le Prix Lumière 2011 est attribué à Gérard Depardieu.
Pendant le festival seront projetés des films dans lesquels joue Gérard Depardieu :
Prix Lumière : Gérard Depardieu
Pas si méchant que ça de Claude Goretta (1974, 1h52)
1900 de Bernardo Bertolucci (Novecento, 1975, 5h25 – 1ère partie: 2h49/2e partie: 2h26)
Dites-lui que je l’aime de Claude Miller (1977, 1h46)
La Nuit tous les chats sont gris de Gérard Zingg (1977, 1h44)
Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier (1978, 1h48)
Le Sucre de Jacques Rouffio (1978, 1h40)
Loulou de Maurice Pialat (1980, 1h57)
Le Dernier métro de François Truffaut (1980, 2h11)
Le Choix des armes d’Alain Corneau (1981, 2h15)
La Femme d’à côté de François Truffaut (1981, 1h46) Remise du Prix Lumière
Danton d’Andrzej Wajda (1982, 2h16)
Le Tartuffe de Gérard Depardieu (1984, 2h20)
Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat (1987, 1h37)
Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1990, 2h18)
Le Visiteur de Satyajit Ray (Agantuk, 1991, 2h)
Courts métrages
Le Beatnik et le minet de Roger Leenhardt (1965, 20min)
Grenouille d'hiver de Slony Sow (2011, 17min)
Prix Lumière
Lyon, septembre 1992. Quelques secondes à peine après son arrivée, Joseph Mankiewicz, réalisateur de Cléopâtre et de La Comtesse aux pieds nus, veut absolument connaître l’emplacement exact où Louis Lumière posa sa caméra pour tourner La Sortie des Usines. Posant ses pieds à l’endroit magique, il ferme les yeux et s’écrie : « Merci Lumière ». Les grands auteurs, au bout d’une vie dédiée à l’art, aiment revenir chercher les traces de la naissance de leur discipline, là où tout a commencé.
L’Institut Lumière est souvent le théâtre de ces moments magiques : l’émotion communicative des cinéastes français ou étrangers lors de leur arrivée rue du Premier-Film, face au Hangar des origines. Emotion non dénuée d’ironie parfois (Elia Kazan : « Dites, vous êtes sûr que c’est bien Lumière et pas Edison ? » ; André de Toth, devant le portrait de Louis, dans le jardin d’hiver : « Alors, tout ça est donc de ta faute ? ») mais qui ne cache pas un étonnement ravi et toujours renouvelé : littérature, musique, peinture, et les autres arts ont-ils un lieu d’origine repérable ? Pour le cinéma(tographe), il y a la rue du Premier-Film, à Lyon-Monplaisir, France.
C’est d’abord pour garder la mémoire de cette émotion que le Prix Lumière est créé.
Mais c’est aussi parce qu’il faut savoir dire notre gratitude aux cinéastes, à ceux qui habitent nos vies, qu’il fallait, à Lyon, ville natale du Cinématographe, créer cette distinction. Une distinction qui s’appuie sur le temps, la reconnaissance et l’admiration. Comme l’a écrit Victor Hugo, que cite souvent Bertrand Tavernier : « J’admire comme une brute ». Et cette admiration circule intensément dans l’histoire du cinéma, parce que les metteurs en scène, loin ou proches, se parlent, s’inspirent, s’encouragent.
2009 : Le Prix Lumière remis à Clint Eastwood - Voir l'édition Lumière 2009

2010 : Le Prix Lumière remis à Milos Forman - Voir l'édition Lumière 2010


Photographies : Jean-Luc Mège et Aurélie Raisin
















































