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| Combat sans code d'honneur de Kinji Fukasaku (1973) |
Après la découverte d’un cinéaste coréen méconnu, Shin Sang-ok, le festival Lumière continue d’explorer le cinéma asiatique, et visite un genre bien spécifique, qui a influencé de nombreux cinéastes contemporains, de Quentin Tarantino à Takeshi Kitano ou le scénariste Paul Schrader (auteur de Yakuza, réalisé par Sydney Pollack en 1974) : les films de yakuzas, dit yakuza eiga. Les années 1960 et 1970 furent l’âge d’or du genre (avec de nombreuses productions sortis des studios de la TOEI), mais on retrouve encore dans le cinéma contemporain japonais des œuvres aux thèmes propres aux yakuzas : code de l’honneur, soif de pouvoir ou de vengeance, gangsters partagés entre intérêt individuel et sens du devoir, crime organisé, etc.
Des films de gangsters à la mode japonaise !
« À travers les films de yakuzas, on peut voir la société japonaise dans ses plus profonds fondements. » Tadao Sato
« Les films en eux-mêmes ont toujours été mal perçus par la critique et les universitaires, qui les ont jugés avec dédain et condescendance. Mais à partir du moment où les grands producteurs hollywoodiens tels que Howard Hawks et John Ford ont posé sur ces films un regard moins dur, les films de yakuzas ont commencé à monter dans l’estime des critiques tout comme les réalisateurs de films de gangsters japonais. » Mark Schilling
Cette rétrospective sera présentée par Yves Montmayeur, spécialiste du genre et réalisateur du documentaire Yakuza Eiga, une histoire du cinéma yakuza (2008).
Au programme :
Yakuza ! 5 chefs-d’œuvre du film de gangsters japonais
Fleur pâle de Masahiro Shinoda (Kawaita hana, 1964, 1h32)
Guerre des gangs à Okinawa de Kinji Fukasaku (Bakuto gaijin butai, 1971, 1h33)
Combat sans code d'honneur de Kinji Fukasaku (Jingi naki tatakai, 1973, 1h39)
Police contre syndicat du crime de Kinji Fukasaku (Kenkei tai soshiki Boryoku, 1975, 1h34)
Femmes de Yakuzas de Hideo Gosha (Gokudô no onna-tachi, 1986, 1h57)
Documentaires :
Yakuza Eiga, une histoire du cinéma yakuza de Yves Montmayeur (2008, 1h)
Pinku Eiga, The Pleasure Dome of Japanese Erotic Cinema d’Yves Montmayeur (2011, 1h25)
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| Guerre des gangs à Okinawa de Kinji Fukasaku (1971) |








































