MIFC - RENCONTRE

Heleen Gerritsen

POSTÉ LE 14.10.2026

Heleen Gerritsen, Directrice artistique de la Deutsche Kinemathek et Responsable de la section Berlinale Classics à la Berlinale est au MIFC ! Elle participe à la table ronde Comment se fabrique la chaîne de valeur ? Un modèle anglo-saxon.
 

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Quel est votre travail au sein de la Cinémathèque allemande ?

La Cinémathèque allemande préserve, restaure et fait circuler les films du patrimoine allemand. Nous avons aussi une bibliothèque spécialisée, nous organisons des projections, et des programmes éducatifs. Nous disposons de plus de 60 000 films, certains viennent de la Marlene-Dietrich-Collection-Berlin, d’autres des archives de Werner Herzog, et nous avons un matériel historique très abondant sur la période du National Socialism. Nous sommes aussi partenaire de la Berlinale. Le cinéma est un art, mais c’est aussi un matériau documentaire historique. Nous devons le mettre à disposition d’une large audience. 

 

En quoi projeter des films classiques dans des festivals, dont Lyon, est nécessaire ?

Les festivals permettent à un public important de découvrir l’histoire du cinéma et les nouvelles expériences esthétiques. En dehors de ça, un festival est un acteur qui joue un rôle toujours croissant et primordial pour les distributeurs et les exposants. C’est un marché en expansion, et Lumière en la matière est un festival à travers le MIFC, majeur. 

 

Cette année on va découvrir grâce à vous le film allemand Epilog, (Helmut Käutner, 1949), pourquoi ce choix ?

C’est un film fascinant – un thriller politique réalisé lors des dernières années de la Seconde Guerre mondiale. Helmut Käutner et le producteur Arthur Brauner étaient très influents dans le cinéma de l’Allemagne de l’Ouest, mais ils ont traversé la Seconde Guerre mondiale de façon très différente. Arthur Brauner a été persécuté par les Nazis, alors que Käutner a continué de tourner. Le film a eu sa première à la Mostra de Venise en 1950.

 

Comment travaillez-vous avec Park Circus, par exemple dans le cas d’une rétrospective ? 

Les vendeurs sont une part importante de l’industrie cinématographique car ils ont un réseau, ils investissent dans le marketing des films, gèrent toutes les questions logistiques avec les détenteurs des droits de œuvres. Les vendeurs qui ne s’occupent que des films classiques sont encore rares, et bien sûr passer par eux augmente logiquement le coût pour les projections. Mais Park Circus permet aux films des grands studios américains d’être disponibles, ce qui réduit les coûts du travail de recherche d’un film que notre équipe doit effectuer dans le but de construire une rétrospective. 

 

Propos recueillis par Virginie Apiou