Ettore Scola, nous l’avons tant aimé

Ettore Scola (1931-2016) est l’un des plus grands cinéastes italiens de l’après-guerre. Héritier de la grande comédie à l’italienne, dont il renouvelle les codes, il mêle avec une rare justesse humour, mélancolie et regard politique. Cinéaste de la mémoire, de la nostalgie et du temps qui passe, il observe les êtres, leurs rêves et leurs désillusions à l’épreuve de l’Histoire. Chez Scola, la petite histoire éclaire toujours la grande. À travers des amitiés, des histoires d’amour ou des liens familiaux, il raconte les bouleversements de l’Italie contemporaine avec une profonde humanité. D’abord scénariste pour Dino Risi, Antonio Pietrangeli, Luigi Comencini ou Mauro Bolognini, il passe à la réalisation au milieu des années 1960 et dirige les plus grands acteurs de son époque – Marcello Mastroianni, Sophia Loren, Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, Nino Manfredi, Monica Vitti ou Alberto Sordi. Il signe quelques-uns des grands films du cinéma italien, de Nous nous sommes tant aimés (1974) à Une journée particulière (1977), en passant par Affreux, sales et méchants (1976). Cette rétrospective invite à redécouvrir une œuvre d’une remarquable richesse, où la satire sociale côtoie l’émotion la plus intime. 
 

Remerciements à Carlotta Films, Cinémathèque de Bologne, Gaumont, Les Acacias, Les Films du Camélia, LCJ Éditions, Malavida, Park Circus, René Chateau, Sooner, Tamasa
 

La programmation

La Plus belle soirée de ma vie de Ettore Scola (La più bella serata della mia vita, 1972, 1h46)

En route vers la Suisse, un homme d’affaires trouve refuge dans un château où d’anciens magistrats le soumettent à un étrange procès… Alberto Sordi donne la réplique à quatre légendes du cinéma français : Michel Simon, Charles Vanel, Pierre Brasseur et Claude Dauphin.

Nous nous sommes tant aimés (C’eravamo tanto amati)

Frères d’armes, Antonio (Nino Manfredi), Gianni (Vittorio Gassman) et Nicola (Stefano Satta Flores) traversent trente ans d’histoire italienne… Une fresque tendre sur les illusions perdues, révélant Scola comme un cinéaste majeur, avec aussi Stefania Sandrel

Affreux, sales et méchants de Ettore Scola (Brutti, sporchi e cattivi, 1976, 1h55)

Dans un bidonville de la banlieue romaine, Giacinto (Nino Manfredi) règne sur une famille nombreuse qui convoite le magot qu’il cache… Une satire sociale féroce. Prix de la mise en scène à Cannes.

Scénariste :

Court métrage


1943-1997  
de Ettore Scola (1997, 9min)