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ENTRETIEN

Maelle Arnaud sur Norman Jewison

POSTÉ LE 12.10.2026

Maelle Arnaud, Directrice de la programmation du festival sur Norman Jewison

 

Pourquoi Jewison ?

On continue notre visite du cinéma américain des années 60, 70, mais aussi 80. Pour Jewison, beaucoup de gens connaissent ses films, mais peu lui attribuent. Les réunir montre son éclectisme. Comme spectateur, on se projette avec le même plaisir dans toutes les directions comédie musicale hippie, romance, polar… Jewison s’est éclaté à toucher à tout. Il n’a jamais oublié la comédie de ses débuts. Il a toujours glissé des séquences d’humour, de danses dans ses films. C’est aussi un cinéaste dont les films n’existaient pas en beaucoup de langues. Peu des films de Norman Jewison étaient disponibles en DCP VOSTF. Tout un matériel a donc été créé pour le festival. Matériel qui sera disponible et qui pourra circuler dans tous les salles qui le souhaitent. Le festival est un événement culturel, mais on est aussi attentifs à établir des connections après.

 

Votre film préféré ?

Justice pour tous parce Serpico est son film jumeau et un de mes dix films préférés. C’est toujours passionnant de voir que l’Amérique a été au cinéma cette force de contestation de pouvoirs nobles que sont la justice, et dans le cas présent ses dérives. Ça me fascine. Contester est fragile, on le voit dans ce film. Et Al Pacino incarne cette contestation de façon vibrante. Et puis il y a Lee Strasberg qui joue son grand-père. C’est très touchant, car il a formé des générations d’acteurs mythiques.  

 

L’importance de livrer une rétrospective ?

C’est faire tout à coup se connecter des films si différents comme Dans la chaleur de la nuit, Jésus Christ superstar, Rollerball, Le Kid de Cincinnati ! Projeter ces films au sein d’une rétrospective est intéressant pour un spectateur qui va vouloir tout voir et chercher la cohérence. Cette diversité sur plusieurs décennies est très enrichissante rien que par les sujets sociétaux abordés sous toutes les formes par ce cinéaste pas comme les autres.

 

Merci aux studios américains (Sony/Columbia, MGM, Universal Pictures, et leur représentant Park Circus) pour leurs collaborations avec la création de matériel sous-titré en français présenté en exclusivité au festival.