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ENTRETIEN
Marché du Film Classique
POSTÉ LE 13.10.2026
Gérald Duchaussoy co-directeur du Marché International du Film Classique introduit le pays à l'honneur au MIFC cette année, LA GRÈCE !
Pourquoi la Grèce en pays d’honneur cette année ?
Nous voulions célébrer la Grèce qui a lancé un grand plan 2026 - 2030 de financement de sa filière audiovisuelle dont le cinéma, sa conservation et sa restauration. C’était l’occasion au festival Lumière dans le cadre du MIFC, de donner une impulsion extraterritoriale à ce plan de mise en valeur du cinéma de patrimoine grec dont le festival reflète la grande période : les années 50/60, son âge d’or.
Qui va intervenir et de quelle manière au MIFC ?
Les représentants d’EKKOMED, - l’entité équivalente du CNC en France -, et ceux de la cinémathèque grecque. Il y a un aspect institutionnel dans ce lance-ment. Le MIFC doit permettre de rassembler tous les professionnels grecs pour partager avec eux notre écosystème de cinéma de patrimoine.
Comment s’est fait le choix de Pain amer pour une projection au MIFC ?
Lorsqu’un pays est à l’honneur au MIFC, il y a une discussion, en l’occurrence avec EKKOMED, ils nous font des pro-positions de films, on les regarde. Ensuite on leur dit quel film a le potentiel économique le plus fort. Pain amer est une grande œuvre du cinéma grec, peut-être une des plus connues, accessible, susceptible de trouver des acheteurs au Marché.
Quelle est la politique de conservation des films grecs Elle démarre. La cinémathèque est motrice et enclenche une dynamique de restauration avec peu de moyens. Elle a beaucoup travaillé avec le laboratoire L’Immagine Ritrovata et a pu ainsi restaurer quelques grandes œuvres, mais on peut aller bien au-delà.
Quel est le bon échange en le MIFC et le pays invité ?
C’est un dialogue constant avec EKKOMED et le fait d’avoir une présence aussi forte, - il y a 7 films présentés au festival -, dans ce qui est probablement en termes de fréquentation le plus grand festival de cinéma de patrimoine en Europe, leur fait bénéficier d’une vraie visibilité. Ils pourront ensuite communiquer avec les instances nationales et l’Europe, montrer qu’il y a une véritable démarche entre-prise pour la promotion de ce cinéma. Et nous, ça nous permet de pousser des cinématographies qui que l’on aimerait voir être redécouvertes. En Europe, il y a un grand travail à faire sur notre patrimoine qui ne demandent qu’à être ré-exploité à travers le monde puisqu’on a au MIFC des acheteurs des USA du Japon, même cette année d’Australie !
— Propos recueillis par Virginie Apiou