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FOCUS

Thomas Millian, lame de l'Ouest

POSTÉ LE 11.10.2026

Vous n’avez jamais vu un zapata western ? Saludos hombre, sous ses habits restaurés en 4K, en est une rutilante illustration !

 

Vous n’avez jamais vu un zapata western ? Saludos hombre, sous ses habits restaurés en 4K, en est une rutilante illustration ! Ce sous-genre né en Italie dans le sillage du « spaghetti », situe toujours l’action dans un contexte de révolution mexicaine, pour illustrer invariablement la lutte des classes entre pauvres paysans et oppresseurs de tout calibre. L’exemple le plus connu reste Il était une fois la Révolution de Sergio Leone, sorti en 1971. Trois ans auparavant, un autre Sergio, Sollima de son nom, grillait la politesse au grand Leone avec cette histoire de lutte à mort pour quelques dizaines de kilos d’or. Saludos hombre est sa troisième et dernière contribution au genre anobli par John Ford avec encore une fois au générique l’acteur Cubain Tomas Milian formé à l'Actor's Studio -promo Paul Newman - qui joue ici « Cuchillo », une sorte de Robin des Bois tex-mex, imbattable au lancer de couteau ; et surtout moins idiot qu’il ne s’en donne l’air. 

 

Tourné entre le désert de Tabernas à Almeria et les montagnes du Lazio - pour la scène de poursuite sous la neige - Saludos hombre joue l’action sans répit. Les répliques fusent comme à la foire – « Pour que la vengeance paye, il faut l’exercer à froid ! » - et les rôles féminins surprennent par l’autorité que leur confère le scénario de Sollima. Un western féministe donc ? Ne pas pousser ! Mais l’actrice cubaine Chelo Alonso et l’Italienne Linda Veras contribuent très sérieusement à l’action dont regorge cette histoire d’hommes. Quentin Tarantino qui voue une admiration au cinéma de Corbucci et de Leone, place Sergio Sollima juste un cran au-dessus des deux autres Sergio. Avec une préférence pour Colorado, son précédent film de colts.
 

Carlos Gomez